L'alimentation influence aussi notre cerveau: ce que nous apprend la recherche

Publié le 28 juillet 2026 à 16:46

Pendant longtemps, l'alimentation à été associée à la prevention des maladies cardiovasculaires ou au diabète de type 2. Aujourd'hui, les connaissances scientifiques vont beaucoup plus loin. Les recherches montrent que ce que nous mettons dans notre assiette joue également un rôle majeur dans le fonctionnement de notre cerveau, notre mémoire, de notre humeur et meme de notre santé mentale.  

L'INRAE à l'initiative des dernières recherches sur le cerveau

Les recent travaux présentés par l'INRAE confirment que notre alimentation agit tout au long de la vie sur les capacités cognitives de chaque individu. Cette influence débute dès le plus jeune âge et se poursuit à l'âge adulte ainsi que chez les seniors. Certains choix alimentaires pourraient contribuer à préserver les fonctions cérébrales en vieillissant. 

Ce qu'observent les chercheurs

Ils ont mis en évidence qu'une alimentation riche en sucres et en mauvaises graisses peut avoir des conséquences sur la mémoire et les mécanismes d'apprentissages.

L'adolescence semble être une période particulièrement sensible car le cerveau des jeunes est encore en plein développement. A l'inverse, une alimentation diversifiée, riche en fruits, légumes, poisson gras, fruits à coque et autres aliments de qualité , apporte les nutriments indispensables au bon fonctionnement des neurones. 

Les études mettent également en avant le potentiel protecteur de certaines composés naturellement presents dans l'alimentation. Par exemple, les omégas 3 associés à des polyphénols issus des végétaux , semblent favoriser le maintien des capacités cognitives sur le long terme. D'autres recherches s'intéressent au Safran dont les propriétés pourraient avoir des effets bénéfiques sur le bien-être psychologique même si cela doit encore être confirmé par des études plus poussées. 

Au delas des nutriments, nos comportements alimentaires jouent un rôle important.

Les phénomènes d'addiction alimentaires ne relèvent pas uniquement d'un manque de volonté. Ils sont associés en réalité à des modifications des circuits neuronaux impliqués dans la récompense et la motivation. cela permet de mieux comprendre certaines difficultés rencontrées par les personnes en souffrance et d'adapter au mieux les préconisations.

Ce qu'il faut en retenir 

Ces avancées rappellent que l'alimentation ne se limite pas à couvrir nos besoins énergétiques. Elle participe activement au bon fonctionnement de notre organisme, y compris de notre cerveau.

Adopter une alimentation variée et riche en en polyphénol  adaptée à nos besoins constitue donc un investissement précieux pour préserver nos capacités cognitives et notre bien-être au quotidien.

Les découvertes de l'INRAE illustrent parfaitement l'importance de poursuivre les recherches dans ce domaine. Elles renforcent un message essentiel: prendre soin de son cerveau commence... dans son assiette. 

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